Bibliothèque des Phares

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Paris, capitale des phares

Des phares dans Paris

Il y avait autrefois un phare dans Paris.

Il abritait une administration, le Service des phares, mis en place au XIXe siècle pour gérer le réseau conçu par Fresnel.

Ce phare parisien occupe d'abord un atelier, quai de Billy (1848), puis  un « dépôt » sur la colline de Chaillot (1869). Les ingénieurs y testent l'application de nouvelles inventions comme l'électricité, mais y accomplissent aussi des tâches bureaucratiques austères, sans lesquelles aucun réseau ne peut fonctionner : archivage des décisions, gestion des hommes et du matériel, rédaction d'instructions et de règlements.

A Paris, les expositions universelles sont aussi pour le public l’occasion de s’émerveiller devant les grandes optiques, et parfois même de vrais phares.

L'atelier des phares

Paris est au XIXe siècle la capitale industrielle des phares.

En 1838, Henry-Lepaute (1800-1885) crée un atelier d’optique rue Saint-Honoré. En 1852, Louis Sautter (1825-1912) prend en main la société des héritiers de Soleil, l'opticien de Fresnel. Un troisième entrepreneur apparaît quelques années plus tard : la société Barbier et Fenestre, qui deviendra plus tard Barbier, Bénard & Turenne (BBT).

Ces trois firmes – Sautter, Lepaute et BBT – se partagent le marché français, métropole et colonies. Elles prennent aussi un essor international, en remportant de grands contrats, aux Etats-Unis et dans l’Empire ottoman. Une large majorité des optiques utilisées dans le monde ont été produites à Paris, où ces trois entreprises avaient leur siège, jusqu'à leur disparition dans les années 1970.