Bibliothèque des Phares

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Commission des phares

La Révolution et l'Empire posent les bases d'une réorganisation du réseau des phares français qui s'écarte radicalement du modèle britannique. Les phares deviennent un bien public gratuit, administré par la Marine (1792), puis le Ministère de l'Intérieur (1806). Les ingénieurs des Ponts et Chaussées prennent en main le réseau et projettent des tours monumentales.

En 1811, une Commission des phares est créée pour réfléchir à un système général d'éclairage des côtes de France. Elle est composée de savants, de marins et d'ingénieurs. François Arago (1786-1853), physicien et professeur à l’École polytechnique, rejoint la Commission en 1813. Il y supervise des expériences sur la lumière et recrute un jeune savant, Augustin Fresnel (1788-1827).

Polytechnicien et ingénieur des Ponts, Fresnel révolutionne l'éclairage des phares en proposant en 1822 l'emploi de lentilles à échelon. Des expériences sont menées sur les hauteurs de Paris. Elle confirment l'efficacité théorique du nouveau dispositif. L'opticien François Soleil (1775 – 1846), le bien-nommé, construit le prototype d'un grand appareil à lentilles installé à Cordouan en 1823. Les essais sont concluants. Deux ans plus tard, la Commission des phares adopte le rapport préconisant la construction d'un « système » général pour l'éclairage des côtes.


La Commission va être à l'initiative de plusieurs plans de modernisation des phares – électrification dans les années 1880, expériences de radionavigation au début du XXème siècle. Elle est également la gardienne de la doctrine en matière d'éclairage des côtes et donne aujourd'hui encore un avis sur tous les projets de création, modification, suppression d'un signal visuel, sonore ou radioélectrique.

Depuis Augustin Fresnel, qui en fut le premier secrétaire, la Commission tient à jour des registres de ses délibérations. Cette collection constitue la mémoire de l'éclairage et du balisage des côtes de France. Numérisée par les Archives nationales, elle est aujourd'hui disponible à tous.